Dans les couloirs feutrés de l’Hôtel Renaissance Mirage, au Caire, des touristes occidentaux en chaussons et peignoir croisent d’anciens détenus palestiniens en jogging noir, hagards et le dos voûté par des années d’enfermement. Condamnés à perpétuité en Israël, ils ont été expulsés le 13 octobre, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu conclu avec le Hamas à Gaza. Parmi les 154 personnes priées par leurs hôtes égyptiens de reprendre des forces au plus vite avant de décamper, 18 sont des cadres du Hamas. Devenus parias comme les chefs en exil de…
